Souvenirs d'Afrique  posté le dimanche 25 mai 2008 20:41

 

 

 Présentation: 

Mon père est gendarme à l’aéroport d’Orly quand je viens au monde en mai 1949. Je suis né avec le bruit des DC3, des DC4, DC6 et Super Constellations dans les oreilles. A dix ans, alors que je suis enfant de choeur, des Pères Blancs projettent un film tourné en Afrique. Je tombe sous le charme. Désormais, j’irai en Afrique !

En 1969, j’effectue mon service militaire à Bou Sfer, dernière base française en Algérie. Là, je ne résiste pas à l’envie de voir le désert. Avec des copains, je pars en 2 Chevaux découvrir le Sahara. Je veux voir « l’immensité » et « écouter le silence ».

De retour en France, nostalgique, je veux repartir. En 1971, avec un ami, c’est à nouveau avec une bonne Deuche, une 2 chevaux, que je fais mon Paris Dakar. Le virus pour l’Afrique vient de me toucher !

Pilote privé d’avion, pour gonfler mon carnet de vol, j’organise des voyages aériens. Et puis un jour, je décide d’aller sur les traces de Saint Exupéry. Je refais Paris Dakar mais avec un avion mono moteur.  Mais à Dakar, je continue jusqu’au Mali puis au Burkina, qui s’appelle à l’époque la Haute Volta. Je m’arrête à Abidjan en Côte d’Ivoire. Puis ce sera le retour avec beaucoup d’amertume, mais c’est certain, je serai pilote en Afrique !

Quelques années plus tard, je suis Pilote Professionnel et m’installe d’abord au Gabon puis là où le vent me pousse. Je sillonne l’Afrique puis l’Europe. Aujourd’hui, je rassemble des tranches de vie, des souvenirs. Les miens et ceux d’aventuriers qui se sont confiés parfois en espérant que quelqu’un mettrait leurs paroles sur papier.

Des rencontres de toutes sortes un peu partout, des invitations inattendues, des discussions le soir autour d’un barbecue ou d’un simple feu de camp, des repas pris dans les missions catholiques avec des missionnaires. Des rencontres même sur mer, en pirogue au large de la Côte d’Ivoire !

De l’Afrique du Nord à l’Afrique Noire, tout cela vaut bien quelques romans.

 

Bonne lecture, Charles Flamant

 

 

Les Diamants de Popenguine :  Aventures en Afrique.  Gabon, Sierra Léone, Sénégal.

 

Charles Flamant est né en 1949. En 1969, il découvre le Sahara. En 1971, il fait son Paris Dakar en 2 chevaux. Le virus de l’Afrique vient de le toucher. Pilote, il sillonne l’Afrique. En escale au Sénégal, c’est à Popenguine, sur la « Petite Côte », qu’il va se reposer et il ne dévoile cet endroit tranquille qu’aux amis. Paul et Françoise sont de ceux-là.

Les années passent et ils se souviennent de ce petit paradis !

 

 

Résumé :

 

Popenguine est un havre de paix qui ne connaît qu’un seul jour de grande effervescence ! En effet, c’est le Lourdes des Africains dont la population, le temps du pèlerinage du lundi de Pentecôte, passe de trois mille habitants à plus de cent mille !!

Charles Flamant a gardé les souvenirs de quinze années passées en Afrique.

Aujourd’hui laissez-le vous entraîner dans l’univers des mines de diamants et dans  une Afrique que vous ne soupçonnez pas.

Dans une course qui commence au Gabon et qui se termine au Sénégal, qui l’emportera ? L’amour ou les diamants ?

Paul et Françoise ont passé quelques mois au Gabon et en Sierra Léone. Un certain Arnaud Dastier est venu perturber le jeune couple.

Pourquoi ne pas aller se ressourcer à Popenguine ?

 

 

 

 

Sous l’Equat’or :  Aventures au Gabon.

 

Au Gabon, l’avion est indispensable ! Je m’y installe au moment où le Président Ondimba Bongo décide la construction du Transgabonais qui donnera du travail à des milliers de personnes. Je serai de ceux-là et je ne l’oublie pas. Ce pays a attiré des gens de tous horizons. C’est à ceux-là et au Gabon tout entier que je dédie ce récit qui va vous faire découvrir un pays qui vaut la peine d’être visité. 

 

Résumé :

A priori, c’est une mission discrète de quinze jours maximum au Gabon, petit état africain à cheval sur l’équateur. Mission ? Récupérer de l’or dans la jungle, près d’Ivindo, une des bases techniques du Transgabonais.

Hans rêve d’un bar resto en Thaïlande, comme un de ses potes déjà en place. Après quelques années en Guyane, son contrat dans la Légion se termine.

Brigitte veut savoir ce que voulait dire son père dans une lettre inachevée.

Charles Flamant écourte ses vacances pour rejoindre le Gabon.

Qu’est ce qui lie tous ses aventuriers ?

L’Allemagne, la France, la Guyane, le Gabon.

Une bonne balade pour les mordus de l’Afrique. Pour tous les routards qui ne connaissent pas le Gabon !

 

 

 

 

Le Grand Sud :  Aventures au maroc.

 

Charles Flamant est né en 1949. En 1969, il découvre le Sahara. En 1971, il fait son Paris Dakar en 2 chevaux. Le virus pour l’Afrique vient de le toucher !

Quelques années plus tard, il s’installe d’abord au Gabon puis là où le vent le pousse.

Pilote d’avion, il sillonne l’Afrique. Aujourd’hui, il rassemble des tranches de vie, des souvenirs. Les siens et ceux d’aventuriers qui se sont confiés parfois en espérant que quelqu’un mettrait leurs paroles sur papier. Vœux exaucés dans quelques romans.

Le premier commence en Europe dans les années soixante et prend la direction du Sud, le Grand Sud Marocain !

 

 

Résumé :

 

Ne sachant rien faire de ses mains, Michel s’improvise Mage. Il devient le Mage Sirius et s’installe à Paris.

Pour qu’elle s’éloigne de lui, le Mage Sirius a prétendu que les cartes ne mentent pas. Betty l’a cru et s’en est allée. Mais le Mage n’a pas vu dans ses cartes l’aventure qui se préparait. Et s’il l’avait vue, aurait-il essayé de retrouver cette belle blonde? Et son père Jean, dont on ne sait rien car il parle peu, quel est son secret ? Et va-t-il retrouver son fils devenu Mage ? Et que sont devenus Chantal et Roger depuis vingt cinq ans ? Quel est le lien entre tous ces personnages ? Pour reconstituer le puzzle, Charles

Flamant vous convie à une balade, en Italie, en Espagne et au Maroc ! Profitez de ce beau voyage pour déguster, sur la Place Saint Marc, le Gianduitto, la glace préférée des Vénitiens et un thé au milieu des lavandes et de la menthe sauvage de l’Atlas Marocain!

 

Charles Flamant

  

Email : aventureafricaine@yahoo.fr

 

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Sous l'Equat'or Aventures au Gabon  posté le dimanche 01 juin 2008 11:30

Charles Flamant Sous l’Equat’or AVENTURES AU GABON Roman Sous l’Equat’or : Au Gabon, l’avion est indispensable ! Je m’y installe au moment où le Président Ondimba Bongo décide la construction du Transgabonais qui donnera du travail à des milliers de personnes. Je serai de ceux-là et je ne l’oublie pas. Ce pays a attiré des gens de tous horizons. C’est à ceux-là et au Gabon tout entier que je dédie ce récit qui va vous faire découvrir un pays qui vaut la peine d’être visité. Résumé : A priori, c’est une mission discrète de quinze jours maximum au Gabon, petit état africain à cheval sur l’équateur. Mission ? Récupérer de l’or dans la jungle, près d’Ivindo, une des bases techniques du Transgabonais. Hans rêve d’un bar resto en Thaïlande, comme un de ses potes déjà en place. Après quelques années en Guyane, son contrat dans la Légion se termine. Brigitte veut savoir ce que voulait dire son père dans une lettre inachevée. Charles Flamant écourte ses vacances pour rejoindre le Gabon. Qu’est ce qui lie tous ses aventuriers ? L’Allemagne, la France, la Guyane, le Gabon. Une bonne balade pour les mordus de l’Afrique. Pour tous les routards qui ne connaissent pas le Gabon ! Du même auteur : Les Diamants de Popenguine Aventures Africaines Gabon Sierra Léone Sénégal Le Grand Sud Aventures au Maroc A ma mère A ma fille Karin A Amaury A Paris Roger Berteaux est sous perfusion dans un hôpital parisien réputé dans le traitement des maladies tropicales. Il a le teint un peu jaune. Il est fatigué, amaigri, mais il a le moral. Il rit même avec son infirmière car il parle de Lambaréné et au moment où il prononce les mots « Albert Schweitzer », ils reprennent ensemble la réplique : « le Bon Docteur Blanc ! » Tous les Gabonais, et tout le corps médical d’Afrique, au moins, connaissent l’expression et ça les fait rire tous les deux. Et Roger de commencer à raconter l’histoire peu commune de ce docteur peu commun. Comme pour se prouver qu’il est encore vivant et comme pour tester ses facultés, Roger récite plutôt qu’il ne raconte. Son infirmière, complaisante, laisse faire et écoute car elle a appris l’histoire quand elle était jeune. -- Albert Schweitzer est né à Kaysersberg près de Strasbourg le 14 Janvier 1875. Il est mort à Lambaréné, au Gabon, en 1965. Il fonde son premier hôpital le 16 Avril 1913 avec sa femme Hélène et s’installe sur le terrain de la mission d’Andendé. En 1914, la première guerre mondiale met un terme à son activité. L’Alsace étant rattachée à l’Allemagne, Schweitzer cesse toute activité et doit partir en France. Il reviendra construire un deuxième hôpital en 1924. Le 21 Janvier 1927, Albert Schweitzer déménage et s’installe dans son troisième hôpital à trois kilomètres du précédent devenu trop petit…… Mais la porte vient de s’ouvrir et Roger s’arrête de parler quand il voit entrer sa fille Brigitte. Il sait que sa fille n’apprécie pas ses discours sur l’Afrique. Pas du tout même, peut-on dire. Brigitte est infirmière dans un autre hôpital parisien. A Sainte Anne plus précisément. Elle salue Mathilde qui s’occupe de son père et elles échangent quelques mots. Brigitte embrasse son père sur le front d’un baiser qui dure une seule seconde de plus que disons « la normale », mais suffisante. -- Tu as encore un peu de fièvre. Je t’ai apporté le journal Le Monde. Mais ne te fatigue pas trop. Brigitte ne reste pas très longtemps avec son père. Ils n’ont pas grand-chose à se dire au grand regret de Roger. Il adore l’Afrique, elle la déteste. L’infirmière qui s’occupe de Roger est d’origine camerounaise. Elle aime parler de l’Afrique et elle sait que ça remonte le moral de Roger. Il les aime bien les Africaines. Le badge porte son prénom : Mathilde. Roger se sent morose tout à coup, comme vidé. Ca lui a pris dès que sa fille a quitté la chambre. -- Mathilde ? Vous permettez que je vous appelle Mathilde ? -- Oui. Bien sûr. Roger est maintenant décontenancé et au lieu de continuer son discours sur Albert Schweitzer, il parle du Cameroun. Oui. Il aurait aimé que sa fille reste plus longtemps à ses côtés. -- Je connais un peu votre pays, surtout le Nord. Garoua, Maroua. Et la réserve de Waza. Entre Cameroun et Tchad. Mathilde sourit discrètement et ne lui fait pas de remarques pour le changement de sujet. Roger commence à lire Le Monde. -- Toujours des problèmes un peu partout, ça bouge, ça bouge en Afrique ! Vous êtes mieux ici, c’est plus calme, n’est ce pas Mathilde ? Tenez, en Guinée Equatoriale, ce petit pays coincé entre votre pays et le Gabon d’où je viens, on a tiré sur le Président T.O Nguéma Mbossogo. Tout ça parce qu’il veut construire un barrage sur le Rio Benito pour alimenter le pays en électricité. Les rebelles se seraient réfugiés au Gabon. C’est ce que l’on croit. . -- Oui. C’est plus calme ici, en France, mais mon pays me manque vous savez. -- Je comprends Mathilde. L’Afrique me manque aussi et même si ça bouge, j’espère y retourner. -- Vous y retournerez vite, Roger, j’en suis sûre. Encore une semaine, puis un peu de convalescence chez vous et vous ne penserez plus à votre séjour à l’hôpital ni à moi, ajoute-t-elle en riant. En effet, une semaine plus tard, Roger rentre chez lui. Mais il est très fatigué. Les mouches à filaires et la malaria ne l’ont pas épargné. Il devra continuer son traitement très sérieusement. Ah ! Quelle saloperie ces petites mouches rouges triangulaires comme des mirages avec leurs ailes en delta. Elles vous piquent et vous refilent un ver très fin comme un fil, d’où son nom de filaire. Et ce ver se déplace sous votre peau. Parfois, on peut le voir onduler. Quand ils en sont atteints, les Africains bloquent sa progression en appuyant avec un doigt là où le ver ondule. Puis ils incisent la peau au niveau d’une extrémité du ver, le tirent à l’extérieur et le coincent dans un petit morceau de bois fendu. Chaque jour, ils tirent le ver hors de la peau en l’enroulant sur le morceau de bois. Mais ce ver peut atteindre des organes vitaux et provoquer la mort ! Roger n’a rien à faire à part se reposer. Il pense au Gabon et se demande s’il y retournera. La nuit, il rêve qu’il est à Ivindo avec son équipe d’Africains. Il rêve qu’il est sur son chantier. Sa mission : poser des rails de chemin de fer. C’est ce que font ses Africains depuis cinq ans. Roger, lui, dirige le chantier depuis deux ans. Auparavant, il était en Guyane française. Entre les deux contrats il est resté huit mois au chômage, chez lui, à Paris avec sa fille Brigitte. Il a envoyé une vingtaine de C.V. Que des réponses négatives. Et puis un jour, il reçoit une lettre. Son C.V. a retenu l’attention d’un recruteur. Celui-ci exige une bonne expérience des contrées chaudes et humides. Et qui dit chaudes et humides, dit végétation luxuriante donc jungle. Roger en est fou de la jungle. Avant d’aller en Guyane, il a déjà travaillé en Afrique pour la construction d’un barrage sur le fleuve Congo. Un bon contrat, trois ans renouvelables. Il a rempilé trois ans de plus. Là, sa femme Muriel et Brigitte en ont eu vraiment marre de l’Afrique et de sa jungle. Irrésistiblement attiré par la forêt, il faut qu’il s’y rende coûte que coûte. Il aime humer toutes les odeurs qui s’en dégagent. Il aime marcher lentement, sans faire de bruit pour ne pas effrayer les oiseaux qui chantent ou les animaux qui s’appellent. Il aime les surprendre, les découvrir sans qu’ils ne s’aperçoivent de sa présence. Et quand il aperçoit des Africains dans les savanes, il va à leur rencontre. Il sympathise avec eux et certains lui proposent même de les accompagner à la chasse à l’arc, ou à la lance ou bien relever des pièges. Le contact ! Roger aime le contact avec les gens différents. Il veut connaître ces peuples qui vivent à l’opposé de lui. Lui, qui a tout le confort partout où il va, saurait-il faire du feu sans allumettes ou sans briquet ? ça n’est pas sûr. D’ailleurs, avant de partir, il se rend dans les magasins spécialisés dans la vente de matériel de camping ou de survie. Repartir avec du matériel neuf. Se racheter un nouveau couteau, par exemple. Tout en gardant l’ancien en souvenir, accroché au mur au milieu de beaucoup d’autres objets. Il prend des photos de tout et déteste être à court de pellicules. Un jour sur le chantier d’Ivindo, la radio grésille dans son 4x4. Il est quinze heures. -- Roger de Philippe, Roger de Philippe ! Philippe Loubriet est le chef de la base d’Ivindo. -- Oui. Philippe de Roger, j’écoute. -- Je viens d’avoir Dieudonné, le chauffeur du train. Il est à quatre vingt kilomètres d’ici. Il vient d’écraser un buffle sur la voie. Il aura deux heures de retard. -- Ah ! Merde, merde ! J’espère que ce n’est que deux heures de retard ! J’ai besoin de pellicules pour demain ! Roger qui n’a plus de pellicules photos, a demandé à Dieudonné de lui en ramener de Libreville. D’habitude, c’est moi, Charles Flamant, qui lui en ramène et qui les fait développer à Libreville. Cette fois-ci, Roger est pressé. Et il n’aime pas être à court de munitions, comme il dit, car il immortalise tous les moments importants de sa vie sur le chantier. Les soirées organisées le week-end, les anniversaires, les fêtes, le train, les animaux sur la voie. Mais jamais d’accidents comme celui qui vient d’arriver, il n’aime pas ça. Mais il a déjà vu des éléphants sur la voie, obligeant le train à stopper à cent mètres avant le butoir à Ivindo, faisant rager tout le monde. Quelques minutes seulement mais suffisantes pour qu’il puisse prendre en photo les éléphants avec le train juste à côté. « Ah ! Ça c’est des souvenirs ! » dit-il. Il a essayé d’intéresser des collègues à ses balades mais en vain. La plupart ne veulent pas bouger. Il se demande comment on peut rester allongé tout un week-end au bord de la piscine. Car à Ivindo, comme sur toutes les bases de l’Octra (Office du Chemin de fer Transgabonais) il y a une piscine, ainsi qu’un court de tennis. Mais pour le moment, Roger est à Paris, et il repense à tout son passé et comme pour ne pas en oublier, il sort ses albums de photos et passe en revue tous ses souvenirs. Aux papillons succèdent les éléphants qui succèdent aux serpents etc.… et puis il pense aux amis. Roger sort un bloc de papier de son bureau et commence à écrire. Comme pour se sentir près d’eux, il regarde tout autour de lui. Ils sont tous là, ses potes, en photo sur tous les murs de son bureau, au milieu des masques, des lances, des arcs et ça lui donne le vertige. Roger, tout à coup transpire, il ne se sent pas bien du tout. A suivre….
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Le Grand Sud Aventures au Maroc  posté le dimanche 01 juin 2008 11:54

                                           

Charles Flamant

 

Le Grand Sud

 

Roman

 

Du même auteur :

 

Les Diamants de Popenguine

Aventures Africaines

Gabon

Sierra Léone

Sénégal

 

Sous l’Equat’or

Aventures au Gabon

 

 

 

 

 

Sirius

 

Le mage Sirius se frotte les mains. Des mains fines, bien manucurées. Il sait qu’il doit mettre en confiance dès la première rencontre, dès le premier rendez-vous, car la première impression est la meilleure.

Il se regarde dans le grand miroir qu’il a fixé au mur, dans l’entrée de son bel appartement parisien. Il se regarde. Il n’a pas, comme son père, les traits marqués. Il n’a pas une tête de dur, comme celle de son père. Il se regarde et il se sourit d’un sourire qui montre de la satisfaction. D’un sourire qui laisse aussi paraître un soupçon de cynisme.

Physiquement, Sirius présente plutôt  bien.  Un mètre soixante quinze, soixante dix kilos. Cheveux châtain clair. Sirius est un garçon solide mais sa stature ne le désigne pas comme un  « costaud » qui ferait peur. Ses yeux noisette lui donnent un air très doux qui invite à la confidence.       

Pour exercer son art, il se coiffe d’un turban et revêt une aube crème fermée par une ceinture orange pâle en soie.

Il a copié sur le mage qu’il a consulté en Inde.  Après une visite chez un marabout africain, pour comparer, son choix est fixé. Il opte pour le costume indien ! Quant à son pseudo, c’est tout simplement en regardant une carte du ciel que le nom de Sirius a frappé son esprit, car dans l’astrologie chinoise, le mage est Chien.

Sirius est le nom de l’étoile la plus brillante dans la constellation du Grand Chien.

Il ne connaît rien à l’astrologie mais il a quand même ouvert un bouquin dans le domaine, histoire de dire qu’il sait au moins à quoi ressemble une constellation.

« Sirius, signe chinois Chien ! Avec toutes ces coïncidences, je dois être le plus brillant de tous ! », se dit le mage en plaisantant.  C’est ce qui le fait sourire.

D’ailleurs l’espace d’un court instant, il a cru entrevoir comme un signe dans toutes ces coïncidences. Mais l’instant a été très fugitif. Se mettrait-il à croire à toutes ces sornettes, lui aussi ?

Dès qu’il a un client, Sirius lui demande avec beaucoup de tact, beau-coup d’habileté, tous les détails nécessaires à l’établissement d’un thème astral. Il essaie d’en connaître le plus possible sur son client dès la prise de rendez-vous, au téléphone. Pas bête, le Sirius !

 

-- Je préfère commencer l’étude de votre thème le plus tôt possible. Ainsi, quand nous nous rencontrerons, euh…disons dans trois jours, nous perdrons moins de temps. J’aurai déjà plein de bonnes choses à vous raconter, j’en suis sûr.

 

Même si on est surpris, on ne peut pas refuser de répondre aux questions de Sirius, car lorsqu’on vient chercher du réconfort auprès d’un mage ou d’un voyant, on est en position de faiblesse.

Puis Sirius demande le thème astral à un « confrère » qu’il trouve facilement dans la jungle des astrologues qui sévissent sur internet. Il règle par paiement sécurisé, évidemment, et répercute le tarif sur ses propres honoraires. Il apprend le métier sur le tas. Il apprend la cartomancie en même temps qu’il tire les cartes. Ça l’amuse. Et à défaut de bien tirer les cartes, Sirius est suffisamment intelligent et adroit pour tirer les vers du nez de ses clients, qu’il préfère appeler ses patients.

 

-- Ainsi, je me sens plus près de vous, leur dit-il, avec un grand sourire.

Il se sent bien dans son cabinet de mage qu’il a décoré avec goût. L’endroit est chaleureux, et nombre de patientes, surtout, voudraient bien y rester.

-- Mon Dieu que l’on est bien chez vous ! entend-il souvent.

 

Sirius reçoit ses clients masculins assis face à face à son bureau. Oui. Il sait que les hommes ne reviendront pas chez lui. D’ailleurs la plupart lui téléphonent pour l’insulter. Par contre il est plus attentif avec sa clientèle féminine. Il charme les femmes qui lui plaisent et en général, elles, elles reviennent. Il les charme mais pas question de s’accrocher !

Il leur réserve le cérémonial du thé, assis dans de profonds et moelleux coussins, presque à raz de terre. Entre eux, une table très basse mais très grande pour pouvoir y servir le thé avec petits fours et y étaler le jeu de tarots. Le thème astral recopié par Sirius lui-même, pour se faire la main, tient aussi de la place.

 

-- Regardez, chère amie. Toute votre vie est là, dit il en balayant la carte du ciel de sa main.

 

Sirius n’oublie pas les bougies et les bâtonnets d’encens dont la fumée semble danser au son d’une musique orientale bien orientée dans ses messages subliminaux.

Les messages subliminaux, c’est la seule chose en laquelle croit Sirius. Ça et l’auto hypnose, qu’il pratique pour se relaxer.

Le bouche à oreilles fonctionne bien et Sirius a une belle clientèle.

 

-- Tu devrais y aller, on se sent bien chez lui ! se racontent quelques patientes qui s’ennuient chez elles. 

-- Je viens de la part d’une de mes amies, madame une telle, qui est déjà venue vous consulter. Elle est ravie, vous savez !

-- Ah ! Quel bonheur ! répond Sirius en levant les yeux au ciel, les mains jointes.

Oui chère amie, quel bonheur et ce moment est si grand que je dois en remercier le ciel. 

Elles reviennent pour l’atmosphère qui règne chez Sirius et elles oublient que les prédictions ne sont pas très rapides à se réaliser. Sirius est sensé prier et demander de l’aide au Ciel pour que se réalisent les souhaits de ses patientes et certaines se plaignent un peu même si elles se sentent bien chez lui.

 

-- Le cosmos est vaste, chère amie, les ondes que nous avons semées il y a…combien déjà ?

-- Un bon mois !

-- Ah ! Quand même, répond Sirius. Le temps cosmique passe très vite, ajoute-t-il.

 

 

Vous reprendrez bien une tasse de thé ? demande Sirius pour faire diversion.

 

-- Avec plaisir, répond la patiente qui s’impatiente.

Le temps cosmique passe peut-être vite, ajoute-elle, mais pour soixante dix euros la séance, il pourrait faire un effort.

 

Sirius n’aime pas trop ce genre de réponse pleine d’ironie mais il sait que sa patiente se sent bien chez lui. Il sait que l’ambiance qui règne dans son salon vaut une consultation chez un psy qui pratiquerait, en plus, un massage relaxant. D’ailleurs Sirius a pensé, un temps, se lancer dans ce domaine. « Psy-masseur ». Mais on ne l’aurait pas pris au sérieux et on l’aurait taxé de vicieux. Et pourtant c’est une dis-cipline qui manque !

Quand une patiente se plaint, elle sait que pour être apaisée, elle va bénéficier d’un traitement de faveur. La consultation va durer un peu plus longtemps. D’ailleurs qu’est ce qu’elle ferait chez elle ? S’ennuyer ? Autant rester un peu plus longtemps ici !

 

Avant qu’il ne s’installe, Sirius a pas mal voyagé et a ramené des souvenirs d’un peu partout.

Des Indes, qu’il a beaucoup appréciées, de la Thaïlande, du Japon et plus près d’Espagne et du Maroc. 

C’est grâce à la générosité de son papa, plus que de sa mère, qu’il a pu bourlinguer. Tout incite au voyage dans son « cabinet salon ». Il pourrait faire agence de voyage par la même occasion !

Les posters des taureaux d’Espagne côtoient ceux des dromadaires du Sahara, les palmiers côtoient les cerisiers du Japon. Les plages de Phuket celles de Casablanca et les temples bouddhistes les mosquées du Maroc.

Passer un heure et demie chez Sirius, c’est être déjà parti. Alors pour soixante dix euros, ses patientes n’ont pas à se plaindre.

Sirius est un cœur à prendre et il n’hésite pas à le faire deviner à ses patientes mais ça fait partie du jeu. «Son jeu!» Certaines, qui espèrent, se laissent prendre à ce jeu qui fait gonfler le compte en banque de Sirius. Mais il ne voudrait pour rien au monde une de ses patientes pour épouse. Et il n’est pas pressé.

« Comment pourrais-je vivre avec une fille qui se fait arnaquer, qui croit aux mages, aux cartes, aux thèmes astraux ? Et nos enfants, comment va-t-elle les éduquer ? En demandant aux cartes, peut-être ? »

Sirius a raté deux fois son bac, ce qui lui a foutu un coup au moral. Il voulait faire des études mais ne savait pas dans quel domaine se lancer. Il sait que les études, ça commence par le bac et puis pas de chance. Ce qu’il sait aussi, c’est qu’il lui faut beaucoup d’argent pour vivre. Pas besoin de consulter les cartes pour le savoir.

Alors un jour il décide de prendre le temps de réfléchir à ce qu’il pourrait faire de ses mains. En les regardant, il se dit qu’il n’en ferait rien. En tous cas pas de boulot salissant. Pas comme son père. Quoique son père ne se les salisse plus dans son job. Ce sont les employés qui font le boulot. L’affaire de son père, Jean, marche très bien ce qui lui permet d’être généreux avec lui et sa mère le lui reproche assez souvent.

 

 -- Tu vas en faire un fainéant, lui dit Simone. Tu lui paies tout ce qu’il veut, tous ses voyages. Les Indes, la Thaïlande et partout où il veut aller. Un jour, il te demandera la Lune et tu iras lui décrocher ! Non, il faut qu’il travaille ! 

 

 

Mais remontons un peu dans le temps….

 

Harcelé par sa mère,  Michel cherche sa voie.

Un soir de déprime, alors qu’il flâne dans Paris, Michel Bonnet s’arrête devant une plaque de cuivre sur laquelle est inscrit : « Grand Mage Africain. Tous travaux occultes ».

« Un peu gonflé le gars ! Se dit-il dit en souriant. Un peu gonflé mais pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ? »

Il note le numéro de téléphone et appelle pour un rendez vous.

Deux jours plus tard, il rencontre le Grand Mage Africain. Il est grand par la taille. Sans doute un Sénégalais. Il est vêtu d’un boubou et coiffé d’une chéchia. En entrant dans son cabinet, Michel croit traverser une couche épaisse de brouillard ! Il n’est pas en Afrique équatoriale, tôt le matin, quand la brume commence à ce lever. Non ! Il est  à Paris mais le marabout a mis la dose d’encens. Certainement la racine d’un arbre rare provenant de la jungle ! Michel rêve un peu.

Le marabout l’accueille puis va s’asseoir sur un grand tapis tout en égrainant son chapelet. D’un signe, il invite Michel à s’asseoir en face de lui, sur le tapis. Le marabout n’a pas encore parlé. Les yeux mi-clos, il marmonne et continue d’égrainer son chapelet.

Des cornes de gazelles sont là, avec des os, des morceaux de peaux provenant de reptiles, serpents, lézards etc…

Aux murs, des posters de Grands Marabouts.

L’Africain observe Michel  au travers de ses yeux mi-clos. Il le laisse terminer son regard circulaire, son « inspection des lieux ! »

Puis :

 

-- Il y en a des choses ici, n’est-ce pas mon ami ?

Je suis…. nous sommes, aujourd’hui entourés de l’esprit de toutes ces choses. Mais que de bons esprits, rassure-toi mon ami !

Michel sourit.

Après discussion, le marabout africain lui promet beaucoup de bonnes choses pour cinquante euros. Mais pour qu’elles se réalisent, il faut faire le « travail ». Et du boulot, il y en a pour que Michel Bonnet, soit en pleine forme, qu’il retrouve toutes les femmes qui l’ont laissé tomber, bref pour que tout aille bien. Car il a dit oui à toutes les affirmations du marabout.

 

-- Ah je vois que tu es seul. Que ton amie t’a laissé tomber. Et puis le moral, ça va pas non plus. Et le boulot, ça va pas non plus. Hein ? Je me trompe ?

-- Non. Non. C’est bien ça, répond Michel.

 

Michel est juste venu voir à quoi peut ressembler un cabinet de marabout africain. Après son inspection, il se dit que le gars est vraiment très gonflé. Conclusion : Tout est dans le décor et la tchatche. Au cours de la conversation, le marabout lui a dit : « Il faut toujours retenir les leçons de la vie pour que le futur aille mieux. » Il a bien noté cette sage réflexion.

 

« Je ferai certainement mieux que lui », se dit-il en le quittant.

 

Lors d’un voyage aux Indes, Michel s’était déjà  rendu chez un mage, mais en compagnie d’une jolie Indienne qui voulait savoir s’il elle se marierait avec lui. Il lui a pourtant dit qu’il n’est pas nécessaire d’aller voir un mage mais elle y tenait tellement qu’il a fini par se laisser entraîner par la belle créature. Ce mage là par contre, en le comparant avec celui de Paris,  mériterait que tous les Dieux lui donnent un coup de main, car il avait décoré son cabinet avec soin. On avait envie d’y retourner. Quant à la prédiction, le mage a dit à la jeune fille qu’elle devrait être patiente, très patiente, et heureusement le temps a pris son temps. Michel n’était pas pressé de se marier ! Le mage et Michel se sont souri ! Le mage indien a compris que Michel voulait bien payer mais pour qu’il dise la vérité, rien que la vérité, à sa compatriote. Michel est reparti en France sans la belle Indienne.

C’est en se souvenant de cette visite chez ce mage que Sirius  a décidé de décorer son cabinet avec goût.

 

 

Papa  finance

 

Papa Bonnet n’a pas hésité à aider financièrement le petit Michel, fils unique, pour louer un grand appartement dans un bon quartier de Paris. Michel, impatient, peut enfin quitter son studio. Les parents n’ont su que bien plus tard à quoi leur fiston destinait leur argent. 

A la question de sa mère :

 

-- Mais qu’est ce que tu vas faire maintenant, mon fils, avec un si grand appartement ? 

 

C’est papa Bonnet qui répondait :

-- Mais laisse le donc tranquille.

-- Je vous le rendrai, leur a-t-il dit, en parlant de l’argent que ses parents ont déboursé.

 

Il pourrait largement rembourser la somme investie mais papa Bonnet refuse toujours. Il pourrait car la voyance, ça rapporte !

Depuis, au cœur de Paris, dans le quartier latin, un mage se fait appeler Sirius du nom de l’étoile la plus brillante du système solaire appelée aussi Alpha du grand Chien par les astronomes. Alpha étant l’étoile qui brille le plus dans une constellation. Alpha, Bêta, Gama etc. par ordre décroissant de luminosité.

Sirius est fier d’avoir appris ça !

 

 

 

Betty

 

Sirius reçoit un jour, plus exactement un soir, une jeune femme déprimée à cause d’un échec sentimental. Elle est sous traitement antidépresseur et anxiolytique. Elle quitte son emploi sur un coup de tête. Désemparée, elle n’a plus que la voyance pour la rassurer et veut savoir si le futur sera meilleur et quand ?? Grande question !!

 

-- Je vais très mal, monsieur, Je veux vous voir tout de suite ! 

 

Il est vingt heures !

 

Sirius ne se considère pas comme un professionnel. Pas du tout même. Mais il doit gagner sa croûte. Donc il ne fait pas de sentiments. Il « traite » ses patients, et empoche l’argent. Si ses patients ne revien-nent pas, à la limite, ça l’arrange.

Quand il reçoit Betty pour la première fois, elle va vraiment mal. Pas question de faiblir mais il veut vraiment la rassurer. Il veut l’aider mais il ne lui fera pas de ristourne sur le montant des honoraires. Betty est venue dix fois en deux mois. Cinq fois en « visite officielle » plus cinq fois, à l’improviste, le soir !

 

-- Ouvrez ! Laissez-moi entrer, j’ai besoin de vous ! lui disait-elle.

 

Sirius, qui a quelques aventures purement physiques, apprécie la présence de Betty.  D’un côté, il a des aventures avec peu de sentiments et de l’autre il éprouve de l’amitié, une forme d’affection pour Betty. Tout ça ne lui déplait pas du tout car il n’est trop attaché, ni d’un côté ni de l’autre !!

Conscient de la situation, il se demande parfois s’il ne devrait pas quand même faire une ristourne à Betty dans le genre à ne lui faire payer les prestations, qu’une fois sur deux puisqu’il profite aussi, d’un certain bien-être. Mais cette idée ne fait que traverser son esprit.

A partir de la cinquième fois, ça devient de la routine. Betty aime les sofas de Sirius. Elle aime aussi son thé et ses petits fours. Sirius est un connaisseur et lui dit que ce breuvage est plein de vertus. Entre autres, que le thé garde le corps en repos et les sens en éveil !

 

-- Vous connaissez l’origine du thé ? Betty.

-- Non. Monsieur Sirius mais vous allez me la raconter, répond Betty en s’allongeant sur le sofa, sa tête sur les genoux de Sirius.

 

Sirius est un peu surpris de cette initiative et se dit qu’il doit résister. Il ne doit pas mélanger le boulot et le plaisir.

Sirius s’est entraîné à raconter, et il  met un soin tout particulier à trouver le ton juste pour raconter l’histoire du thé. Presque un chucho-tement tout en traînant, en prolongeant la prononciation des mots.

Sirius  adopte un ton très sensuel. Le tout sur un fond musical asia-tique très doux. On en redemande !!

 

-- Avant que le mot thé n’arrive chez nous, chère amie, les feuilles de thé étaient nommées tcha, cha, tay et tee. Le mot thé vient du dialecte chinois Amoy (t’e). Cela date de l’époque où les navires hollandais rencontraient les jonques chinoises près du port d’Amoy dans la province chinoise du Fuxian. Il devint thee en hollandais puis thé, puis tea en anglais, cha en mandarin et en portugais grâce au commerce avec Macao, puis ch’a en cantonnais.

Laissez-vous aller Betty, et voyez ces jonques qui semblent se prélasser sur les ondes. Regardez ce soleil rouge qui joue à cache-ca-che avec la brume…..

 ……Mais vous dormez  Betty ?

 

-- Non non. Continuez s’il vous plaît. Ne vous arrêtez pas. Je me sens bien. Je suis sur une jonque qui se dandine sur les flots…… Vous pouvez répéter tous les mots qui désignent le thé ? S’il vous plaît Monsieur Sirius.

-- Oui. Bien sûr., tay, tee. Tcha, cha…

-- Encore.

-- Encore ?!

-- Oui. S’il vous plaît.

-- Tay  tee. Tcha, cha

 

Bien sûr, Sirius sait que les sons sont agréables à l’oreille de sa patiente et continue. Tay , te, tcha, cha. Et ainsi de suite. Et même en faisant un peu plus  traîner le dernier son. Tay , tee, cha, cha, tay , tee, tcha, chaaaaa…

 

-- Heum…. Que c’est bon, dit Betty.

 

Et Sirius de continuer en chuchotant à l’oreille de Betty, comme sur le ton de la « confidence » :

 

-- On dit que le moine indien qui a introduit la forme zen du bouddhisme, se serait arraché les paupières pour ne pas s’endormir pendant la méditation. Il les enterra devant lui puis elles donnèrent naissance à une plante dont les feuilles ressemblaient à des paupières.

Il y a plusieurs sortes de thé :

Le thé blanc, le thé vert, le thé rouge…..

Celui que je vous ai servi est du thé rouge. La prochaine fois, vous goûterez au thé blanc. N’est ce pas Betty ?

-- Avec grand plaisir, monsieur Sirius. J’adore le théééééé et le tchaaaa….dit Betty en baillant et en s’étirant les bras au-dessus de sa tête.

 

Lors de son séjour au Japon, Sirius a voulu apprendre la cérémonie du thé. C’est tout un art. Des gestes lents, des ustensiles particuliers.

Il les a d’ailleurs ramené, les ustensiles nécessaires à la préparation du thé vert en poudre, le matcha.

Le chanoyu, littéralement « eau chaude pour le thé » est le nom du rituel de la préparation du matcha.

Le chakin, toile de lin blanc, le fouet pour battre le thé vert, l’écope à thé, la louche, la boîte à thé et le bol. Le tana, l’étagère pour poser le tout. Sirius regarde de temps en temps tous ces objets. La grande photo des cerisiers en fleurs, lui rappelle de bons moments avec de belles Japonaises. Il est allé au Japon au printemps. C’est la meilleure saison. Les cerisiers sont en fleurs.

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